Ciné memoria - Hommage à Federico Fellini

Il aurait eu

100 ans

cette année !

En ce début d’année 2020, le grand réalisateur italien Federico Fellini aurait eu 100 ans. Il était né en effet le 20 janvier 1920 à Rimini. Pour célébrer comme il se doit cette date anniversaire, le 32e festival du cinéma italien de Bastia a décidé de présenter l’un de ses plus beaux films, «Les Nuits de Cabiria», dont le rôle principal était tenu par son épouse Giulietta Masina. Pour son admirable prestation, elle avait d’ailleurs obtenu le Prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes en 1957.

Ce film sera présenté le mardi 11 février à 18h30 au Studio-cinéma. L’animation autour de cette œuvre sera assurée par les membres du Ciné-club de Bastia.

 

Décédé à Rome le 31 octobre 1993, Fellini fut l’un des plus célèbres réalisateurs italiens du XXe siècle et l’un des cinéastes les plus illustres de l’histoire du cinéma. Il a été primé dans tous les grands festivals internationaux, dont Cannes bien sûr, et a remporté quatre fois l’Oscar du meilleur film en langue étrangère à Hollywood, pour «La strada», «Les Nuits de Cabiria», «Huit et demi» et «Amarcord». C’est un record qu’il partage avec son compatriote Vittorio De Sica. 

Marquée à ses débuts par le néoréalisme, l’œuvre de Fellini évolue, dans les années 1960, vers une forme singulière, liée à la modernité cinématographique européenne à laquelle Ingmar Bergman, Michelangelo Antonioni, Alain Resnais, Jean-Luc Godard ou encore Andreï Tarkovski sont rattachés. Ses films se caractérisent alors par le foisonnement des thèmes et du récit, l’artificialité revendiquée de la mise en scène et l’absence totale de frontière entre le rêve, l’imaginaire, l’hallucination et le monde de la réalité.

Le 29 mars 1993, un Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière, «en appréciation de l’un des maîtres-conteurs de l’écran», lui fut attribué par la prestigieuse Académie des arts et sciences du cinéma à Los Angelès. 

«Les Nuits de Cabiria» qui a donc été sélectionné par le Festival Italien et le Ciné-club pour cet hommage, est le dernier film de Fellini faisant partie de sa période dite réaliste. 

Au sujet de cette œuvre où il dépeint avec cruauté les turpitudes dont l’homme peut être capable, mais où il distille aussi une certaine tendresse en montrant sa croyance en la nature humaine, le grand réalisateur disait :  «Je n’ai pas fait un film sur la prostitution, ni sur l’ambiance des promeneuses nocturnes. C’est l’histoire d’une femme qui, traînant une vie misérable, a une charge de fantaisie et de sentiment qui transforme chaque chose».

LE NOTTI DI CABIRIA

Scénario : Federico Fellini, Pier Paolo Pasolini, 

Tullio Pinelli, Ennio Flaiano

Image : Aldo Tonti, Otello Martelli

Montage : Leo Catozzo, Adriana Olasio

Musique : Nino Rota, Pasquale Bonagura

Interprétation : Giulietta Masina, François Périer, Franca Marzi, Dorian Gray, Aldo Silvani, Ennio Girolami, Mario Passante, Christian Tassou, Amedeo Nazzari

Producteur : Dino De Laurentiis

Production  : Dino De Laurentiis Cinematografica (Italie), 

Les Films Marceau (France)

Vente à l’étranger : Les Films Marceau (France), 

Les Acacias (France), Tamasa Distribution (étranger)

Année : 1957

Durée : 1 h 45

Cabiria se prostitue pour vivre, mais cette condition ne l’empêche pas d’être d’une désarmante confiance. Dépouillée par un amant qui tente de la tuer en la jetant dans le Tibre, humiliée par un acteur de cinéma qui lui fait découvrir un luxe vaniteux et l’oublie aussitôt que sa maîtresse revient, elle reste avide de vivre et garde ses principes de dignité.

Ses «collègues» peuvent bien la railler, elle se défend avec la force que lui donnent ses rêves et espoirs d’une vie meilleure, et rebondit toujours après chaque déconvenue.

Cabiria décide de participer à un pèlerinage avec l’espoir d’un changement miraculeux de sa situation.

Quelque temps après, dans une salle de music-hall, elle rencontre un homme qui, au-delà de sa méfiance, finit par lui sembler attentif, sérieux, travailleur et désintéressé. Lorsqu’il lui propose de l’épouser, son bonheur est immense : elle pense pouvoir enfin échapper à son sort...