Ciné Memoria

SANDRA

de Luchino Visconti

Scénario : Suso Cecchi d’Amico,

Enrico Medioli, Luchino Visconti

Image : Armando Nannuzzi

Montage : Mario Serandrei

Musique : César Franck, orchestre dirigé par Augusto d’Ottavi

Interprétation : Claudia Cardinale, Jean Sorel, Michael Craig, Marie Bell, Renzo Ricci, Fred Williams, Amalia Troiani

Production : Franco Cristaldi

Distribution : Columbia

Titre original : «Vaghe stelle d’ell’orsa»

Année : 1965

Durée : 1 h 45

 

Lion d’or à la Mostra de Venise en 1965

L’action débute à Genève, au cours d’une brillante soirée mondaine donnée par Andrew, un fonctionnaire international et son épouse Sandra. Tout serait parfait si, entendant le prélude de César Franck, la jeune femme ne s’abandonnait à une étrange rêverie. Le lendemain, le couple part pour Volterra où Sandra doit inaugurer la statue de son père mort en déportation. La nuit venue, elle retrouve son frère, son enfance, leur complicité, et leur haine contre leur mère. N’est-elle pas celle qui, avec son amant de l’époque, devenu son mari, l’avocat Gilardini, aurait dénoncé leur père, un savant juif ? 

Ce très beau film illustre parfaitement la comédie des apparences sociales que  Visconti ne cessa de dénoncer tout au long de sa carrière. C’est une oeuvre sur l’exigence de la vérité et l’évocation d’un amour qui transgresse les interdits.

 LA STRADA

de Federico Fellini

Scénario : Federico Fellini, Tullio Pinelli

Image : Otello Martelli

Montage : Leo Catozzo

Musique : Nino Rota

Interprétation : Anthony Quinn, Giulietta Masina, Richard Basehart, Aldo Silvani, Marcella Rovena, Lidia Venturini, Mario Passante, Anna Primula

Producteur : Dino De Laurentiis,

Carlo Ponti

Distribution : Les Acacias

Année : 1954

Durée : 1 h 48

 

Lion d’argent à la Mostra de Venise en 1954

Oscar du meilleur film étranger en 1957

Gelsomina (Giulietta Masina), une brave fille un peu simple, est vendue par sa mère qui n’arrive pas à assurer sa subsistance à Zampano (Anthony Quinn), un hercule forain. Gelsomina suit fidèlement son maître sur les routes qui les conduisent de village en village, au hasard des foires et des fêtes où elle l’assiste dans ses spectacles. Zampano est un homme bourru qui la maltraite sans scrupule mais pourtant, peu à peu, Gelsomina se prend de tendresse pour lui. Au cours de leurs pérégrinations Gelsomina rencontre un funambule, «le Fou» (Richard Basehart), violoniste et poète, qui sait lui parler. L’étrange affinité qui lie ces deux êtres provoque la colère de Zampano et au cours d’une rixe il tue accidentellement l’acrobate. Choquée, Gelsomina perd la raison. Devenue une compagne de route inutile pour Zampano, celui-ci l’abandonne.

INCOMPRESO

de Luigi Comencini

Scénario : Luigi Comencini, Léo Benvenuti, 

Piero De Bernardi, Lucia Drudy Demby, 

Giuseppe Mangione

Image : Armando Nannuzzi

Montage : Nino Baragli

Musique : Rorenzo Carpi

Interprétation : Anthony Guayle, Stefano Colagrande, Simone Giannazi, John Sharp, Adriana Facchetti, Rino Benini, Silla Bettini, Giorgia Moll

Production : Rizzoli Film, Istituto Luce

Distribution : Copie mise à disposition par 

la Cinémathèque française

Année : 1966

Durée : 1 h 45

La femme du consul britannique à Rome vient de mourir. Ce dernier, fou de douleur, cache la nouvelle à son fils cadet qui a quatre ans, mais l’annonce brutalement à son fils aîné Andrea, qu’il considère comme un enfant incapable d’affection.

Or, sous cet extérieur, l’enfant cache un cœur sensible. Tout l’amour dont il est capable et qu’il ne peut dispenser, il l’a reporté sur son frère, le petit Milo, qu’il protège, allant jusqu’à prendre sur lui toutes ses fautes, ce qui lui vaut plus d’incompréhension encore de la part d’un père aveugle. Ainsi, clos dans sa solitude, Andrea choisit une conduite suicidaire : son geste est avant tout un appel désespéré à plus de compréhension et à plus d’affection paternelle.