HORS COMPÉTITON

A CASA TUTTI BENE

de Gabriele Muccino

Scénario : Gabriele Muccino, Paolo Costella

Image : Shane Hurlbut

Montage : Claudio Di Mauro

Musique : Nicola Piovani

Interprétation : Stefania Sandrelli, Stefano Accorsi, Pierfrancesco Favino, Claudia Gerini, Elena Cucci, Giulia Michelini, Carolina Crescentini, Massimo Ghini, Sabrina Impacciatore, Ivano Marescotti, Valeria Solarino, Gianmarco Tognazzi, 

Producteur : Marco Belardi

Production : Lotus Production, Rai Cinema, en association avec 3 Marys Entertainment

Distribution : Mars Films

Année : 2018

Durée : 1 h 45

Alba (Stefania Sandrelli) et Pietro (Ivano Marescotti), un couple de retraités, vivent sur une île non loin de la côte italienne.  À l’occasion de leurs noces d’or, ils réunissent leur grande famille le temps d’une cérémonie et d’un repas. Oui mais voilà, la tempête se lève et le bateau qui doit ramener toute la famille sur le continent le soir-même ne peut pas partir. Tout le monde se retrouve donc bloqué sur l’île, contraint de cohabiter. Le séjour se transforme alors en un véritable chaos émotif. Les sourires de façade tombent et révèlent des mensonges enfouis, des vérités inavouables, des conflits et de la jalousie.

MADE IN ITALY

de Luciano Ligabue

Scénario : Luciano Ligabue

Image : Marco Bassano

Montage : Giogiò Franchini

Musique : Luciano Ligabue

Interprétation : Stefano Accorsi, Kasia Smutniak, Fausto Maria Sciarappa,

Walter Leonardi, Filippo Dini, Alessia Giuliani, Gianluca Gobbi, Tobia De Angelis

Producteur : Domenico Procacci

Vente à l’étranger : Fandango Italia

Année : 2018

Durée : 1 h 44

Riko (Stefano Accorsi) est un «homme bon» : voici les mots prononcés par un collègue de ce quadragénaire, comme lui ouvrier dans une petite entreprise de charcuterie à Reggio Emilia. Le quotidien de cet adulte qui peine à grandir est fait de jours qui se répètent. Son travail ne le passionne pas, sa femme (Kasia Smutniak) lui parle à peine et son fils (Tobia De Angelis) ne se décide pas à quitter le cocon familial. Alors Riko s’évade comme il le peut, toujours en compagnie d’un groupe d’amis fidèles. Mais la vie et ses galères le rattrapent. Que faire face au risque de perdre sa maison qui représente à elle seule le travail de trois générations d’ouvriers ? Comment garantir le futur d’un fils qui veut entreprendre des études artistiques ?  Riko tente de répondre à ces questions existentielles.

DOGMAN

de Matteo Garrone

Scénario : Ugo Chiti, Massimo Gaudioso, Matteo Garrone

Image : Nicolaï Brüel

Montage : Marco Spoletini

Musique : Michele Braga

Interprétation : Marcello Fonte, Edoardo Pesce, Nunzia Schiano, Adamo Dionisi, Francesco Acquaroli, Alida Baldari Calabria, Gianluca Gobbi, Laura Pizzirani, Aniello Arena

Producteur : Paolo Del Brocco, Matteo Garrone, Jean Labadie, Jérémy Thomas

Distribution : Le Pacte

Année : 2018

Durée : 2 h 

 

Marcello Fonte, Prix d’interprétation au Festival de Cannes 2018

Marcello (Marcello Fonte) est un bon gars un peu simplet, divorcé et père d’une petite fille qu’il adore. Il est toiletteur pour chiens dans une banlieue où il ne fait pas bon vivre. Les bâtiments délabrés encerclent une petite place semi-déserte. Les habitants y sont très durs. Cela ressemble cruellement à une prison à ciel ouvert. Dans ce milieu glauque et oppressant, Marcello vit d’expédients. Il est faible et redoute la violence. C’est ainsi que Simone (Edoardo Pesce), la terreur du quartier qui ne s’exprime qu’avec ses poings, fait de lui ce qu’il veut. Un soir, Marcello se rend complice d’un de ses mauvais coups. Il est alors condamné à un an de prison car il est bien incapable de dénoncer Simone. Lors de sa sortie, Marcello n’est plus si candide et, poussé à bout, se rebelle. 

Un film à voir absolument réalisé par l’auteur de «Gomorra»

CAPRI REVOLUTION

de Mario Martone

Scénario : Mario Martone, Ippolita di Majo

Image : Michele D’Attanasio

Montage : Jacopo Quadri, Natalie Cristiani

Musique : Sascha Ring, Philippe Thimm

Interprétation : Marianna Fontana, Reinaut Scholten Van Aschat, Antonio Folletto, Gianluca Di Gennaro, 

Eduardo Scarpetta, Jenna Thiam, Ludovico Girardello, Lola Klamroth, Maximilian Dirr, Donatella Finocchiaro

Producteur : Nicola Giuliano, Francesca Cima, Carlotta Calori, Jérôme Seydoux, Ardavan Safaee, Muriel Sauzay

Distribution : Pathé Distribution

Année : 2018

Durée : 2 h

 

Sélection officielle à la Mostra de Venise 2018

Ile de Capri, 1914. Lucia (Marianna Fontana) est une jeune bergère qui vit avec sa mère. Elle promène ses chèvres dans la montagne et, au hasard de ses pérégrinations, découvre un groupe d’hommes et de femmes nus au soleil, immobiles ou dansants. Cette nudité tranquille lui est totalement étrangère et l’intrigue énormément. Curieuse, elle finit par faire la connaissance de Seybou et fréquenter cette communauté cosmopolite aux mœurs étranges et éloignées de l’archaïsme de l’île. Ce n’est ni du goût de sa famille, ni du jeune médecin socialiste qui fréquente bien plus volontiers des exilés russes qui parlent de révolution. Le siècle naissant apporte progrès et utopies, mais la guerre est sur le point d’éclater.

MANUEL

de Dario Albertini

Scénario : Simone Ranucci, Dario Albertini

Image : Giuseppe Maio

Montage : Sarah Mc Teigue

Musique : Ivo Parlati, Dario Albertini,

Sarah Mc Teigue

Interprétation : Andrea Lattanzi,

Francesca Antonelli, Renato Scarpa, Giulia Elettra Gorietti, Giulio Beranek, Raffaella Rea, Alessandra Scirdi, Monica Carpanese,

Luciano Miele, Alessandro Di Carlo

Producteur : Angelo et Matilde Barbagallo

Production : Bibi Film, Timvision

Distribution : Le Pacte

Année : 2017

Durée : 1 h 38

Grand Prix du festival méditerranéen de Montpellier 2017

Sa mère (Francesca Antonelli) étant en prison depuis cinq ans, Manuel (Andrea Lattanzi) a été placé dans un foyer pour jeunes. Il a dix-huit ans et va donc en sortir. Son projet est de pouvoir se porter garant de sa mère et obtenir pour elle un régime d’assignation à résidence sous sa tutelle. Pour cela, il lui faut prouver sa capacité à gérer cette situation compliquée. Il doit remettre en état leur appartement dévasté par la perquisition de la police. Il doit aussi, impérativement, trouver un emploi pour prouver qu’il peut subvenir à leurs besoins. Il doit enfin accomplir toute une série de démarches auprès des autorités judiciaires, guidé par son avocat. Manuel est conscient de ses responsabilités mais, parfois, la peur le prend et la tentation est forte de tout laisser tomber et de partir au loin.

L’INTRUSA

de Leonardo Di Costanzo

Scénario : Leonardo Di Costanzo, Maurizio Braucci, Bruno Oliviero

Image : Hélène Louvart

Montage : Carlotta Cristiani

Musique : Marco Cappelli, Adam Rudolph

Interprétation : Raffaella Giordano,

Valentina Vannino, Martina Abbate, Anna Patierno, Marcello Fonte, 

Gianni Vastarella, Flavio Rizzo, Maddalena Stornaiuolo

Producteur : Carlo Cresta Dina, Tiziana Soudani, Thierry Lounas

Distribution : Capricci Films

Année : 2017

Durée : 1 h 35

Dans une banlieue proche de Naples, Giovanna (Raffaella Giordano), une femme d’âge mûr, charismatique et combattive, dirige bénévolement «La Masseria», un centre d’accueil pour enfants qu’elle a fondé dans un quartier populaire, véritable rempart contre le crime organisé. Un jour, la jeune Maria (Valentina Vannino), épouse d’un boss de la camorra accusé de meurtre, vient s’installer avec ses deux enfants dans le centre avec l’accord plus ou moins tacite de Giovanna. Sa présence, ainsi que le fait que Giovanna l’ait accueillie, troublent les esprits. Pour les familles qui viennent au centre, Maria représente ce dont elles veulent protéger leurs enfants. Du coup, Giovanna se trouve face à un choix difficile qui pourrait remettre en cause le sens même de son travail. Cette Antigone moderne va devoir faire face à des situations qui vont générer des décisions aptes à bouleverser sa vie sociale mais également personnelle.

LA VITA POSSIBILE

de Ivano De Matteo

Scénario : Valentina Ferlan, Ivano De Matteo

Image : Duccio Cimatti

Montage : Marco Spoletini

Musique : Francesco Cerasi

Interprétation : Margherita Buy,

Valeria Golino, 

Bruno Todeschini, Andrea Pittorino, Katsiaryna Shulha

Producteur : Marco Poccioni, Marco Valsania

Distribution : Chapeau Melon Distribution

Année : 2016

Durée : 1 h 47

Alors qu’il rentre de l’école, Valerio, un jeune adolescent de treize ans, découvre les violences que son père fait subir à sa mère. Cette courte scène qui ouvre «La Vita Possibile» marque le film du sceau de l’événement traumatique dont l’enfant est victime. Ivano De Matteo choisit souvent de commencer ses oeuvres par ce genre de brefs prologues dont les répercussions servent à mettre en marche l’intrigue. On se souvient par exemple de ses précédents long-métrages, «La bella gente», «Nos enfants» et «Les Équilibristes», qui mettaient en scène des actes dont les conséquences condamnaient de manière irréversible l’existence des personnages. Cette fois, plutôt que de donner à voir la décomposition progressive de leur univers, le réalisateur choisit de se concentrer sur le mouvement inverse, allant de la déconstruction vers la reconstruction.

FIGLIA MIA 

de Laura Bispuri

Scénario : Francesca Manieri, Laura Bispuri

Image : Vladan Radovic

Montage : Carlotta Cristiani

Musique : Nando di Cosimo

Interprétation : Valeria Golino, Alba Rohrwacher, 

Sara Casu, Udo Kier, Michele Carboni

Producteur : Marta Donzelli, Gregorio Paonessa, Maurizio Totti, Alessandro Usai, Michael Weber, 

Viola Fügen, Dan Wechsler

Distribution : Ufo Distribution

Année : 2018

Durée : 1 h 36

 

Sélection officielle à la Mostra de Venise 2018

La petite Vittoria (Sara Casu) a dix ans, elle voit par hasard une femme, Angelica (Alba Rohrwacher), qui l’intrigue au tout premier regard, puis elle court rejoindre sa mère, Tina (Valeria Golino). Tina et Angelica se connaissent bien, elles sont liées par un pacte tacite depuis la naissance de Vittoria. Angelica a une vie dissolue, elle a donc laissé sa fille à Tina qui l’a élevée avec son mari. En échange, le couple l’a toujours aidée financièrement. Vittoria commence à fréquenter Angelica et découvre assez rapidement qu’il s’agit de sa mère biologique. Dès lors, elle se rapproche de plus en plus d’elle et s’éloigne de Tina qui le supporte difficilement. Aussi, afin de ne pas perdre « sa fille », elle essaie de lui montrer le mauvais côté d’Angelica. 

Les paysages déserts de la Sardaigne - la maison d’Angelica perdue au beau milieu de la campagne, les montagnes de Supramonte, la nécropole et ses mythes - isolent un peu plus ces trois femmes et les opposent bien souvent. La seule issue raisonnable ne peut être, dès lors, que leur symbiose.