Les conférences de la Dante Alighieri

Le samedi 2 février, à 16h, salle des congrès du Théâtre

« La musique dans le cinéma italien : accords et désaccords » 

Par Benoît Basirico

Le cinéma italien regorge d’illustres tandems réalisateurs-compositeurs avec la particularité, d’anéantir toute frontière de genre et de style. Récemment, Nicola Piovani animait musicalement les films de Nanni Moretti et de Roberto Begnini dans des registres très différents. 

Cette conférence de Benoit Basirico retracera les tendances du cinéma italien, témoignant d’une capacité, pour les compositeurs, à bondir d’un univers à l’autre, allant de films populaires avec des mélodies simples et mémorables, à des oeuvres plus exigeantes où prédomine la dissonance, du jazz au symphonique, employant un grand orchestre ou des petites notes discrètes. A travers ce parcours, illustré d’extraits emblématiques, il s’agira aussi d’évoquer les enjeux de la fabrication d’une musique de film en déroulant le fil du cinéma italien des années 50 à nos jours.

 

Benoit Basirico est spécialiste de la musique au cinéma et fondateur du site Cinezik.fr dédié aux musiques de films. Il est chargé de cours à l’Ecole des Arts de la Sorbonne, animateur et programmateur de l’émission B.O Hebdo sur Aligre FM, et concepteur de nombreuses rencontres et conférences autour de la musique à l’écran. Il est également le rédacteur de la rubrique «Vibrations» dans la revue «La septième obsession», et l’auteur d’un ouvrage paru aux éditions «Hémisphères» en octobre 2018 :  «La musique de film, compositeurs et réalisateurs au travail».

Le samedi 9 février, à 16 h, salle des congrès du Théâtre

«Leonardo, le parfait humaniste ?» 

Par Hugues Daussy

Au premier rang des génies de la Renaissance, Léonard de Vinci occupe une place que seuls Michel-Ange ou Raphaël peuvent lui disputer. Peintre, sculpteur, architecte, anatomiste, inventeur, il illustre de manière éclatante le décloisonnement des disciplines caractéristique du mouvement humaniste qui s’est épanoui en Europe entre le XIVe et le XVIe siècle. Les dernières années de sa vie, passées en France à l’invitation de François Ier, n’ont pas peu contribué à l’édification de sa légende. Pour autant, la réalité n’est pas aussi lisse. De naissance illégitime, autodidacte en latin et en grec, parfois critiqué pour ses moeurs, son parcours ne fut pas sans embûches. Peut-on néanmoins dire de lui qu’il fut l’incarnation parfaite de l’humanisme ?

 

Hugues Daussy est professeur d’histoire moderne à l’Université de Franche-Comté. Agrégé et docteur en histoire, spécialiste de l’histoire politique, religieuse et culturelle du XVIe siècle français et européen, il est président de la Société Henri IV, président de la Société Française d’Etude du Seizième Siècle et coordinateur du Groupe de Recherche en Histoire des Protestantismes.